• Ma monstruosité est semblable à ce blanc qui couvre certains blog en cette fin d'avril.

    Des pollen de hasard ?

    Un environnement Java défectueux.

    Je n'ai plus rien à confier.

    Je n'aime plus rien ni personne et je pèse mes mots.

    Je veux vaincre le sphinx et ses trois questions.

    Mais, je n'en ai même pas une seule qui me vient à l'esprit.

    J'ai soif.


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  • Cherche sirène avec ou sans écaille pour consommer de préférence dans la nuit du 27 au 28 avril. Recette probable : poisson tahitien ou au cour-bouillon. Chevelure dorée et seins fermes bienvenus. De petites étoiles de mer en lieu et place des tétons seraient un plus. Possibilité de dormir dans la baignoire mais amener son sel pour l'eau et son transat.

    Pour plus de renseignement contacter le musée océanographique de Monaco...

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  • Pour une fois, je suis d'accord avec Virginie Despentes quand elle explique dans un grand quotidien du matin que la cocaïne rend les gens cons et arrogants. On aura bientôt affaire à un vrai problème de santé publique mais, on fait comme si de rien était. C'est encore une drogue de Blancs bien portant et intelligent. On verra bien le désastre dans vingt ans...

    Lui, il n'a pas dépassé les vingt-cinq printemps... Il a un visage d'ange et il est bâti comme un athlète... Sportif, il l'est assurément. Et dépendant aussi. La CC, ce n'est pas trop son truc. Il a tout essayé : Héro, galette,  Brown et même CC en injection. Aujourd'hui, il se shoote à la méthadone... Mais, il le dit : cela reste un substitut.

    Une cuillère. Un peu d'eau chaude. Une seringue propre. Trois quarts de comprimé qui se dissolve dans la cuillère. Une petite remontée de sang. Le rituel est précis. Un peu long aussi. Je ne prends pas de photo. J'ai une aversion pour les seringues. Mais je regarde quand même.

    Ces veines n'existent plus guère. Certaines sont pleines de mini caillots... Là, c'est lui qui m'explique. Je ne ressens aucune fascination aucun dégoût non plus quand il réussi à se planter la seringue au revers de l'avant-bras.

    Ensuite, je vois ses yeux qui s'effondrent un moment et l'être pantin qui semble partir dans une sorte de samba douce.

    Il ne tient pas plus de huit heures sans son injection de méthadone. Il ne partage pas ses seringues. Il vit sa toxicomanie sans honte. Pour le moment, cela ne l'empêche pas de faire autre chose. Bien sûr avec l'alcool et le tabac en prime, on pourrait dire qu'il est polytoxicomane... Et donc, ça lui posera des problèmes de santé plus tard.

    Bien sûr, je pourrais lui faire un parallèle entre son shoot et le sexe et puis aussi parler des difficultés qu'il a à se désinhiber avec les femmes. Bien sûr, je pourrais lui expliquer combien cette dépendance est semblable à un monstrueux Kraken tapis au fond de l'être...

    Mais je crois que la dépendance est partout et que parfois certain se shoote à la seule affection. Et puis, je ne sais pas s'il est plus malheureux que d'autres ni plus mélancolique, ni plus fou. Je sais juste qu'il a l'âme plus fragile, les nerfs plus écorché et cet éternel regard de Pierrot lunaire dans les yeux : l'enfant qui n'a jamais voulu être adulte.


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  • On descend, tu sais bien toi Charon vers les Enfers, de Dante ou de Sartre, la pièce de monnaie dans la gueule béante. Le capitalisme mercantile déjà comme métaphore et tout ça pour se retrouver en souffrance. Ne parlons pas de créance... L'Enfer n'est donc pas que les autres, ce peut être l'argent, la maladie et même pourquoi pas le sexe.

    Une sorte d'escalator (on devrait plutôt dire un descenlator) vers l'âge du stupre perpétuel. L'idée du crescendo decrescendo est importante. Ce qui est bon parce qu'occasionnel devient la géhenne quotidienne mais toujours plus intense. Au finish insupportable.

    A noter que c'est toujours l'idée d'aller vers le bas qui est métaphore des limbes. Dans Angel Heart, original, notre ange déchu à la gueule du Mickey d'avant prend un vieil ascenseur-purgatoire qui l'envoie direct vers les ténèbres.

    Bref, on ne peut pas tomber plus bas.
    A voir...

    La mythologie grecque est édifiante de ce point de vu. Avec sa sale tronche de monstre aquatique, Charybde qui paressait dans le détroit de Messine engloutissait dans un tourbillon dont il avait le secret tous les navires qui passaient à sa proximité. Ceux qui y échappaient pouvaient se croire sorti de l'auberge. C'est mal connaître la perversité des légendes grecques. Parce qu'à quelques encablures des tourbillons de Charybde, dans un antre digne des plus terrifiantes vestales, vivait Scylla, autrefois belle nymphe amoureuse de Glaucos, cette idylle naissante n'eut pas l'heur de plaire à la magicienne Circée qui transforma Scylla en un monstre marin avec un corps de femme mais qui en lieu et place des jambes possédaient six gueules de molosses féroces. Des ienches qui se chargeaient de boulotter les navigateurs qui avaient survécu à la puissance de Charybde.

    A l'exception notable de ce futé d'Ulysse, on peut donc tomber plus bas, précisément de Charybde en Scylla.

    On m'objectera bien sûr que les monstres sont nés de préférence dans des lieux de la planète où la nature n'est pas particulièrement accueillante (le détroit de Messine n'est toujours pas recommandé pour la baignade du fait des forts courants marins qui le traverse). Il est même possible que dans sa grande sagesse, l'humanité ait inventé des monstres à l'endroit même où aujourd'hui, on poserait en mer, phares ou balises et sur la route, des panneaux de signalisation « danger route glissante », « attention virage dangereux ».

    Imaginez si ça se trouve qu'à la sortie du Périphe Nord, on vous conseille d'être particulièrement prudent du fait des sévices du monstre de Bagnolet, je suis sûr qu'à la sortie Porte de Bagnolet, les automobilistes appuiraient un peu moins sur l'accélérateur.

    Tout cela n'est que conjecture, certes, ce qu'il faut admettre dans la leçon d'aujourd'hui, c'est qu'on peut toujours tomber plus bas. De là à penser qu'il faut grimper plus haut pour se laisser de la marge, c'est un pas que l'on ne franchira pas aujourd'hui. Voir ou revoir Barry Lindon de S. Kubrick devraient nous convaincre de la justesse de ce propos.

    Mais comme le cinéma est hors du domaine scientifique qui nous occupe présentement (l'étude du genre monstrus monstrus), on reparlera de cet excellent film une autre fois ou sur un autre blog.

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  • Les monstres ont ceci de vertigineux qu'il est presque toujours difficile de les abattre. A l'exemple de l'hydre de l'Herne dont il fallait trancher les sept têtes d'un coup sous peine de les voir repousser, il semble bien que les Italiens n'aient pas tranché suffisamment dans le vif du sujet lors de la dernière consultation électorale...

    Berlusconi est affaibli. Il ne gouvernera sans doute pas de sitôt mais il est loin d'être totalement mort... Et ceux qui ont pu juger de près sa monstruosité tant physique (cou de taureau, cheveux sansonniens impeccablement teints, mimétisme mussolinien, répertoire varié dans l'invective) que morale (dénie total de l'idée démocratique, populisme larvé, encouragement des plus bas instincts de ces concitoyens, mépris pour la justice) sont en droit d'être inquiets. Berlusconi, tel le Phoenix tentera de revenir aux affaires. Nous n'avons pas dit et à dessin « revenir en politique », car la politique n'existe pas pour lui. Elle se confond assez bien avec la seule idée qu'il respecte : s'en mettre plein les fouilles.

    A l'exemple de ce monstre de chair et d'os, il est une autre transmutation du politique, tout à fait effrayante, qui ne s'est malheureusement incarnée que dans ses atours les plus hideux : nous voulons bien sûr parler de la Loi sur l'égalité des chances.

    En se focalisant sur le CPE, les citoyens et les syndicats sont bien sûr parvenus à mettre à bas une des têtes les plus monstrueuses du Léviathan... Dans le même temps, ils ont fini par délaisser de petites caboches teigneuses qui peuvent encore causer du tort. Nous ne citerons qu'une autre disposition de la Loi sur l'égalité des chances : le contrat de responsabilité parentale. Déjà mis en œuvre par les conseils généraux, il prévoit la suspension des allocations familiales des parents notamment en cas d'absentéisme scolaire des enfants. Outre que cette disposition est directement inspirée du Front National, elle est emblématique d'une autre caractéristique de ces Monstres de tout poil qui hantent depuis la nuit des temps nos pires cauchemars. En général, les Stremons s'attaquent d'abord aux personnes les plus faibles, les plus vulnérables, les plus isolées, plutôt qu'au héros fringuant revêtus d'une armure (on peut être un monstre plus moche que Marine Le Pen, ça veut pas dire qu'on est gollio pour autant).

    Tout ça pour dire, même si à chaque jour suffit sa peine (et ses joies ! Champagne rien que pour la tronche déconfite de ce brutto stronso de Berlusconi) qu'on en a pas fini avec les monstres... Demain encore, il faudra se retrousser les manches pour leur faire face et repousser leur mauvaise haleine fétide hors de notre zone de respiration.

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